Les coups de canon retentirent et les explosions se succédèrent, couvrant en un instant le bruit du tonnerre. Les canons du dirigeable de combat de nouvelle génération étaient bien sûr eux aussi nouveaux, équipés de magasins à alimentation automatique utilisant le recul et le gaz comprimé, et capables de tir en rafale, bien plus performants que les anciens canons à tir unique ; ils déchaînèrent instantanément une vaste volée de projectiles.
À mi-hauteur dans les airs, à la proue, le capitaine à grande barbe, vêtu de la même armure lourde que ses hommes et de lunettes de protection anti-vent, criait sans cesse « Tirez ! » en gesticulant, allant même jusqu'à transporter lui-même les munitions. C'était la première fois que le vieil homme, transfuge de la garde océanique des guildes, utilisait un canon de nouveau modèle, et il était tellement excité qu'il en était là ; aucun homme de mer ne pouvait refuser une telle machine entraînante.
À côté du capitaine se tenait un homme à petite moustache, coiffé d'un chapeau bleu à larges bords et vêtu d'une armure de style trench-coat. Il portait une épée fine à la taille. Son allure était en décalage avec celle des membres du navire, mais il ne ressemblait pas non plus à un chasseur. Bien qu'il ne soit pas équipé de vêtements adaptés aux courants d'air à haute altitude, il se tenait étonnamment stable, et son chapeau semblait collé à sa tête, sans aucun signe qu'il puisse être emporté par le vent. Son assurance témoignait de son habilet…